LES RÊVES

Je vois passer au fil des jours de nombreuses photos, vidéos ou citations. Parfois, je les « aime ». Parfois je les partage. Il m'arrive même de les commenter.

Pourtant, au fond de moi, je sens bien que tous ces éléments, aussi beaux et séduisants soient-ils, ne sont pas ma vie. Car la vie, la vraie, c'est celle que l'on vit par soi-même. C'est notre propre regard posé sur les choses qui les rend sublimes. Les mots qui font nos vies, ce sont ceux que notre cœur nous murmure. Parce qu'il les a appris de la vie et des rencontres. L'important, ce n'est pas ce que d'autres vient ou disent, c'est ce que nous portons en nous et qui nous rend unique. Qui nous permet de garder nos rêves.

Alors, bien-sûr, je continuerai à aimer et partager et commenter nombre de choses. Mais, je sais que l'essentiel est ailleurs. Cet essentiel, je le retrouverai toujours dans mes rêves...

Alors, j'ai su. J'ai vraiment su. Et Aslinn a su lui aussi à travers moi. Nous avons eu, lui et moi la certitude ancrée en nous que les rêves pouvaient reprendre vie, qu'ils ne mourraient jamais totalement. Nous les avons sentis vibrer à la fois en nous et en dehors de nous. J'ai compris également dans ces instants que certains rêves seraient à jamais irréalisables, qu'ils resteraient pour toujours des rêves inachevés. Tel est leur destin. Ils resteront à jamais des rêves avortés. Mais ils ne seront pas pour autant inutiles car ils jetteront les étincelles pour d'autres rêves à venir. Certains, par contre, ont dès à présent commencé à se réaliser. Ils prennent corps en ce moment même. Ils prennent vie peu à peu, dans une naissance parfois aisée et joyeuse, parfois douloureuse et laborieuse. Ils ne devront la vie qu'à l'entêtement et à l'obstination de leur rêveur. Leur enfantement demande parfois du temps, des efforts, mais je sais qu'ils verront le jour. Ils se transformeront, ils se transmuteront jusqu'à parvenir à la réalité. J'ai vu encore d'autres rêves se former, s'insinuer dans les esprits, inattendus, imprévus, inespérés, improbables comme seuls le sont les rêves, mais bien présents.

J'ai entrevu soudain tous ces songes, toutes ces possibilités à mettre en œuvre, tous ces futurs éventuels à mettre en place, toutes ces utopies qui prenaient forme. Ils étaient si nombreux que je ne parvenais même plus à les apercevoir tous. Ils pouvaient se dédoubler sans cesse. Ils avaient la capacité de se multiplier sans fin, dans une croissance exponentielle. J'en ai eu le vertige.

« La licorne et le faiseur de rêves » dans histoire de Ted, Alice, Jeanne et quelques autres.

Marie-Christiane Staehle novembre 2016

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